D'après la tradition, Sya est le nom d'une femme qui fabriquait du Dolo et avait une grande réputation de générosité. Mais l'origine de ce lieu serait probablement beaucoup plus ancienne. Les environs étaient habités probablement dès le VIIème siècle.
Dioulasso-Ba prend l'allure d'un village dans la ville. Il compte plusieurs quartiers différents : les musulmans, les forgerons, les griots et les animistes (qui sont agriculteurs). Le quartier est bordé des rivières du Houet et du Sanyo. L'ensemble constitue trois villages qui portent des noms : Kibidoué et Tougousso et Donoma. Chaque village possède une maison mère, à l'origine du lignage qui l'occupe. Les deux ethnies principales sont autochtones : Bodo-Dioula et Bobo-Madarè.
LE QUARTIER MUSULMAN : C'est dans le quartier musulman qu'on trouve la maison considérée comme la plus ancienne : on l'appelle maison Konsa ou maison Mère. Ce serait la maison de Sya, bâtie au XIème ou XVème siècle. Les musulmans sont majoritaires à Dioulasso-Ba. Le chef suprême des Bobo-Madaré est lui-même musulman (bien que chef coutumier).
Malgré tout, Sya a conservé ses us et coutumes. Les bâtiments sont vivants du patrimoine immatériel qu’ils renferment. Témoin de la mémoire collective du village, Sya est le symbole d’une cohésion sociale réussie. On y retrouve la grande Mosquée de Dioulassoba construite en 1892, la chapelle de Sya construite pendant la colonisation et plusieurs lieux de culte de la religion traditionnelle bobo dont les marigots Houet et Sanyo d’où on retrouve les silures sacrés symboles, actuels de la ville de Bobo-Dioulasso.
La maison Mère ou maison de Sya qui daterait du XIème siècle |
la Grande Mosquée |
Poteries de dioulassoba |
Poteries de dioulassoba |
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